Faire appel à un correcteur, une question de confiance

Ce petit article fait suite au sondage réalisé sur Twitter, dans lequel je posais la question de savoir ce qui pouvait vous freiner pour faire appel à un correcteur. Les votes ont montré que la confiance et le coût étaient à 50 % les freins principaux à cela, ce qui est parfaitement compréhensible.

Je vais tout d’abord parler de la confiance. Il est bien sûr vrai que confier son manuscrit à un parfait – plus ou moins ! – inconnu, peut s’avérer un acte difficile, d’autant que quelque part, on confie son « bébé », un travail sur lequel on a sué et passé de nombreuses heures…

Comment dépasser cela ? Difficile question. Je pense que je n’ai pas vraiment à vous convaincre sur la nécessité de faire appel à un correcteur extérieur pour votre manuscrit, que cela soit pour soumission à un éditeur, ou pour l’autoédition. J’avais déjà réalisé un billet à ce propos. La question principale je pense pour vous serait surtout : est-ce que cela va réellement m’apporter quelque chose ? Ne vais-je pas payer un service pour rien au final ?

Alors, je préfère le dire tout de suite, ce n’est pas parce que j’aurais corrigé votre manuscrit que votre manuscrit sera nécessairement choisi par un éditeur. Malheureusement, cela ne fonctionne pas comme cela. Bien sûr, cette année, j’ai eu le plaisir d’avoir plusieurs manuscrits sur lesquels j’avais travaillé qui ont été choisis par de prestigieux éditeurs, mais je suis tout à fait conscient que ma pierre à cet édifice n’a été que vraiment minime, car les œuvres étaient à la base déjà de très grande qualité. Un correcteur, même le meilleur, ne pourra jamais faire un « best-seller » d’un manuscrit moyen au départ. Non, le correcteur est un partenaire dont le but est de vous montrer, au-delà de la simple correction orthographique, quels peuvent être les défauts – et les qualités aussi ! – de votre travail, en toute objectivité et c’est sans doute cela le point essentiel. C’est à l’auteur qu’il revient de retravailler le texte après le passage du correcteur, c’est absolument nécessaire. Car c’est à l’auteur de valider telle ou telle modification suggérée par le correcteur. Aussi, si vous me confiez votre manuscrit, n’ayez pas la crainte que celui-ci vous revienne entièrement réécrit. Le correcteur ne réécrit que rarement et très ponctuellement, ou sinon sur demande de l’auteur. Il suggère des modifications, soit ponctuelles, soit de plus grande envergure comme revoir la structure globale du texte par exemple pour une meilleure fluidité de l’intrigue. Cela ne se fait jamais sans l’assentiment de l’auteur qui a la dernière main sur son texte. Il faut aussi savoir qu’un seul correcteur ne pourra, tout seul, épurer un texte de 100 % des fautes et coquilles, d’autant plus s’il est long ou s’il contient au départ de très nombreuses erreurs. Dans la chaîne éditoriale, même si c’est de moins en moins le cas hélas, il y a normalement deux correcteurs qui travaillent sur un manuscrit chez un éditeur, à divers moments de la chaîne de fabrication, entre la réception du texte et l’envoi à l’imprimeur.

Bien sûr, il y a toujours la question de la qualité du correcteur. Là, il serait malvenu de ma part de répondre ici sur mes compétences ! Les retours des auteurs sont là pour parler. Après, il faut savoir que je travaille sur 3 à 4 manuscrits en moyenne par mois, que cela soit des textes destinés à l’autoédition ou à la soumission à un comité de lecture, avec un planning souvent complet un mois à un mois et demi à l’avance. Je travaille en partenariat avec les éditions VFB (Troyes) et Cogito (Rouen),  je suis également correcteur pour la plateforme de contenu web Greatcontent, et à partir de janvier, je corrigerai une nouvelle revue normande des éditions L’PM. Je cherche actuellement à développer de nouveaux partenariats, ce sera l’une des ambitions de l’année en cours.

C’est également pour des raisons de confiance que je propose aux auteurs de corriger gratuitement quelques pages de leur manuscrit afin qu’ils puissent constater si mon travail peut leur apporter un plus dans leur objectif éditorial. Il m’est arrivé de lire des manuscrits de très grande qualité orthographique sur lequel je n’ai rien eu à faire, ou presque. Aussi, dans ce cas, l’appel à un correcteur extérieur peut ne pas être une nécessité et je le souligne bien volontiers à l’auteur. Je ne vais pas « vendre » une prestation au final inutile ou n’apportant rien à l’auteur, ce n’est pas mon but ou ma conception du travail.

Pour la question du coût, bien sûr l’appel à un correcteur n’est pas gratuit d’autant que nous pouvons passer beaucoup de temps sur un même manuscrit. En moyenne, mes devis oscillent entre 300 et 450 euros pour un roman de taille classique. Le tarif est fixé en fonction du nombre de signes. Aussi, pour un texte court, le tarif sera plus bas. Je propose aussi une tarification en fonction des besoins de l’auteur et à partir d’un extrait du document à corriger, afin de constater le niveau de correction et le travail à fournir. Aussi, chaque devis est personnalisé. Cela me semble une base de confiance entre l’auteur et le correcteur.

Car oui, au final, j’envisage la relation entre l’auteur et son correcteur comme une relation de confiance réciproque. Je n’aime pas employer les termes de « clients » ou « prestataire de service » qui, même s’ils sont économiquement justes, me paraissent trop neutres et détachés des liens qui existent entre l’auteur et son correcteur.

Voilà donc une petite approche afin de répondre aux résultats du sondage. Contactez-moi pour toute information !

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